Un cargo, un noyé, un
masque africain… Luc Lang brouille les pistes.
Sélection Télérama-France Culture Luc
Lang ne le précise pas, mais il ne le cache pas non plus : La Fin des
paysages reprend la trame d'un de ses livres précé-dents, Liverpool, marée haute,
publié en 1991. Quinze ans après, l'écrivain réalise le rêve de nombreux
artistes : reprendre son oeuvre pour la recréer, utiliser l'expérience
comme un nouveau souffle. On retrouve donc les docks de Liverpool, la nuit. Au
moment du déchargement d'un cargo, des caisses s'écrasent sur le quai, tuant un
ouvrier, éparpillant des oeuvres d'art africain. Un inconnu en profite pour
voler un masque rare. Ces objets font partie de l'exposition organisée par le
conservateur Abel Manson. Mais Abel vient de mourir, noyé au volant de sa
voiture, et c'est son assistant, Martin Finey, qui prend le relais. Martin est
la voix narrative, le souffle court et fiévreux du monologue de La Fin des
paysages. Un garçon trop jeune, qui tente de mettre de l'ordre dans cette étrange
histoire où l'art et les paysages urbains ont aussi leur mot à dire. Dans la
première version du livre, le lecteur enquêtait avec Martin ; à présent, il
court à ses côtés, la nuit, à marée basse.L'écriture de Luc Lang s'est
amplifiée : désormais, il unit l'enquête policière au soliloque effréné du
héros cherchant à recoller le puzzle de son destin. Abel a un frère jumeau,
Jason. Des jumeaux pour un livre à tiroirs, Luc Lang adore ce genre d'écho. Il
aime aussi déplacer subrepticement les objets et les lieux comme on change les
meubles de place dans un salon. La pièce n'est alors ni tout à fait la même, ni
tout à fait une autre. Christine Ferniot Ed. Stock, 500 p., 20,99 €.
Christine Ferniot
Télérama n°2959
Mis à
jour le 18/09/2013.Créé le 30/09/2006.
----------------------------
À quatre mois de l'exposition Un siècle d'africanismes 1850-1950 à la nouvelle Tate Gallery, des caisses s'écrasent sur le quai lors du déchargement, tuant un ouvrier, éparpillant les oeuvres prêtées par des pays africains. Dans la cohue de l'accident, des pièces rares disparaissent... Abel Manson, le conservateur, meurt dans d'étranges circonstances au volant de sa voiture, et c'est Martin Finlay, son jeune assistant, qui mène l'enquête alors qu'il achève la préparation de cet événement majeur.Luc Lang reprend la trame de son livre paru en 1991, Liverpool, marée haute, pour la recréer. Il unit l'enquête policière au monologue alcoolique et fiévreux du narrateur, Martin Finlay, qui tente de recoller le puzzle de son destin en essayant de mettre de l'ordre dans cette vertigineuse histoire où se mêlent les arts africains et européens, la tragédie des frères, les impossibles filiations, les rapports nord-sud, comme une fin annoncée des paysages..
Description:
Luc Lang. La Fin des paysages
Soliloque sur les docks
On aime beaucoup TT
Un cargo, un noyé, un masque africain… Luc Lang brouille les pistes.
Sélection Télérama-France Culture Luc Lang ne le précise pas, mais il ne le cache pas non plus : La Fin des paysages reprend la trame d'un de ses livres précé-dents, Liverpool, marée haute, publié en 1991. Quinze ans après, l'écrivain réalise le rêve de nombreux artistes : reprendre son oeuvre pour la recréer, utiliser l'expérience comme un nouveau souffle. On retrouve donc les docks de Liverpool, la nuit. Au moment du déchargement d'un cargo, des caisses s'écrasent sur le quai, tuant un ouvrier, éparpillant des oeuvres d'art africain. Un inconnu en profite pour voler un masque rare. Ces objets font partie de l'exposition organisée par le conservateur Abel Manson. Mais Abel vient de mourir, noyé au volant de sa voiture, et c'est son assistant, Martin Finey, qui prend le relais. Martin est la voix narrative, le souffle court et fiévreux du monologue de La Fin des paysages. Un garçon trop jeune, qui tente de mettre de l'ordre dans cette étrange histoire où l'art et les paysages urbains ont aussi leur mot à dire. Dans la première version du livre, le lecteur enquêtait avec Martin ; à présent, il court à ses côtés, la nuit, à marée basse.L'écriture de Luc Lang s'est amplifiée : désormais, il unit l'enquête policière au soliloque effréné du héros cherchant à recoller le puzzle de son destin. Abel a un frère jumeau, Jason. Des jumeaux pour un livre à tiroirs, Luc Lang adore ce genre d'écho. Il aime aussi déplacer subrepticement les objets et les lieux comme on change les meubles de place dans un salon. La pièce n'est alors ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Christine Ferniot Ed. Stock, 500 p., 20,99 €.
Christine Ferniot
Télérama n°2959
Mis à jour le 18/09/2013. Créé le 30/09/2006.