En un glorieux jour la terre avait vu naître L’homme, son hôte auguste et son souverain maître, Celui qui, s’inclinant devant l’immensité, Peut offrir en tribut amour et liberté ! Et dans les cieux charmés, les archanges fidèles, Ces purs esprits brillants de splendeurs immortelles, Célébraient du Très-Haut l’ineffable grandeur : Et la terre et les cieux rendaient gloire au Seigneur ! Tu n’étais pas encor, sublime créature Sur qui Dieu de ses dons épuisa la mesure, Toi le vivant chef-d’œuvre accompli par ses mains ; Mais quand naquit le jour marqué par ses desseins, Où le ciel tout entier descendit dans une âme, Où l’univers compta pour moins qu’une humble femme, Le monde, à la clarté de ce jour solennel, En silence admira l’œuvre de l’Éternel, Et se sentit témoin du merveilleux spectacle De ce que peut un Dieu dans un dernier miracle : Le dernier, le plus grand qui se pût admirer, Mais au delà duquel il fallait adorer !
Description:
En un glorieux jour la terre avait vu naître L’homme, son hôte auguste et son souverain maître, Celui qui, s’inclinant devant l’immensité, Peut offrir en tribut amour et liberté ! Et dans les cieux charmés, les archanges fidèles, Ces purs esprits brillants de splendeurs immortelles, Célébraient du Très-Haut l’ineffable grandeur : Et la terre et les cieux rendaient gloire au Seigneur ! Tu n’étais pas encor, sublime créature Sur qui Dieu de ses dons épuisa la mesure, Toi le vivant chef-d’œuvre accompli par ses mains ; Mais quand naquit le jour marqué par ses desseins, Où le ciel tout entier descendit dans une âme, Où l’univers compta pour moins qu’une humble femme, Le monde, à la clarté de ce jour solennel, En silence admira l’œuvre de l’Éternel, Et se sentit témoin du merveilleux spectacle De ce que peut un Dieu dans un dernier miracle : Le dernier, le plus grand qui se pût admirer, Mais au delà duquel il fallait adorer !