Quand je songe aux grands jours de luttes poétiques Où le souffle puissant de nos chefs-d’œuvre antiques Vers les sommets de l’art portait tous les esprits, Du vrai, du beau, du juste, avec ardeur épris ; Où la Foi rayonnait, où de nobles croyances Répandaient leur éclat au sein des consciences De ces rudes jouteurs qui, pleins de majesté, S’élançaient à l’assaut de l’Immortalité ; Quand je songe à ces jours et qu’au temps où nous sommes, Je pèse la valeur de nos petits grands hommes Dont le cerveau se tord en efforts impuissants Pour mettre leur esprit au-dessus du bon sens, Et qui rêvent un art où la fougue insensée Nargue le sentiment, le goût et la pensée ; Je ne puis, sans sourire, entendre les clameurs Que vous jetez au vent, fantaisistes rimeurs !
Description:
Quand je songe aux grands jours de luttes poétiques Où le souffle puissant de nos chefs-d’œuvre antiques Vers les sommets de l’art portait tous les esprits, Du vrai, du beau, du juste, avec ardeur épris ; Où la Foi rayonnait, où de nobles croyances Répandaient leur éclat au sein des consciences De ces rudes jouteurs qui, pleins de majesté, S’élançaient à l’assaut de l’Immortalité ; Quand je songe à ces jours et qu’au temps où nous sommes, Je pèse la valeur de nos petits grands hommes Dont le cerveau se tord en efforts impuissants Pour mettre leur esprit au-dessus du bon sens, Et qui rêvent un art où la fougue insensée Nargue le sentiment, le goût et la pensée ; Je ne puis, sans sourire, entendre les clameurs Que vous jetez au vent, fantaisistes rimeurs !