L’HYVER cessoit d’attrister la nature. L’oiseau déjà chantoit sous la verdure, Et méditoit de nouvelles amours. Les doux parfums annonçaient les beaux jours : Du haut des airs, l’Amour battant des ailes, De son flambeau semoit les étincelles, Arrondissoit la route des bosquets, Pour les amans élevoit mille dais ; Rioit de voir la rêveuse Égérie, En soupirant errer dans la prairie, Cueillir des fleurs, et le sein agité, Sans le sçavoir, chercher la volupté.
Description:
L’HYVER cessoit d’attrister la nature. L’oiseau déjà chantoit sous la verdure, Et méditoit de nouvelles amours. Les doux parfums annonçaient les beaux jours : Du haut des airs, l’Amour battant des ailes, De son flambeau semoit les étincelles, Arrondissoit la route des bosquets, Pour les amans élevoit mille dais ; Rioit de voir la rêveuse Égérie, En soupirant errer dans la prairie, Cueillir des fleurs, et le sein agité, Sans le sçavoir, chercher la volupté.