Discours d’ouverture (8 mai 1849) MESSIEURS, En montant dans cette chaire où vient de m’appeler l’excessive bienveillance des hommes qui sont l’honneur de cet établissement et la gloire de la science française, je sens combien est grande et délicate la tâche qui m’est échue, et combien, même avant de l’avoir méritée, j’ai besoin de toute votre indulgence. Étranger à l’enseignement, sans habitude de la parole, parvenu à l’âge où la facilité ne s’acquiert plus, il me faut aborder devant vous un sujet doublement difficile : l’histoire et la philosophie des législations.
Description:
Discours d’ouverture (8 mai 1849) MESSIEURS, En montant dans cette chaire où vient de m’appeler l’excessive bienveillance des hommes qui sont l’honneur de cet établissement et la gloire de la science française, je sens combien est grande et délicate la tâche qui m’est échue, et combien, même avant de l’avoir méritée, j’ai besoin de toute votre indulgence. Étranger à l’enseignement, sans habitude de la parole, parvenu à l’âge où la facilité ne s’acquiert plus, il me faut aborder devant vous un sujet doublement difficile : l’histoire et la philosophie des législations.