PAR HENRI DE LACRETELLE C’était dans les premiers jours de l’hiver de 1850. Il faisait froid. La mare obscure qui est à l’extrémité du village de Pont-l’Abbé roulait sous la bise des glaçons qui s’étaient fendus au soleil de la journée. On l’appelait ainsi dans le pays, parce que les saules qui étaient sur ses bords très-rapprochés la recouvraient presque entièrement d’ombre, et c’était à peine si dans les plus longs jours quelques rayons venaient briller sur la tète des joncs qui faisaient une espèce d’île, au milieu de l’eau vaseuse.
Description:
PAR HENRI DE LACRETELLE C’était dans les premiers jours de l’hiver de 1850. Il faisait froid. La mare obscure qui est à l’extrémité du village de Pont-l’Abbé roulait sous la bise des glaçons qui s’étaient fendus au soleil de la journée. On l’appelait ainsi dans le pays, parce que les saules qui étaient sur ses bords très-rapprochés la recouvraient presque entièrement d’ombre, et c’était à peine si dans les plus longs jours quelques rayons venaient briller sur la tète des joncs qui faisaient une espèce d’île, au milieu de l’eau vaseuse.