Un jour qu’Aristide S * * *, un garçon tout à fait distingué, était en veine de confidences, il me dit ceci : — Figure-toi, mon cher, — l’amour déçu cause parfois de ces agacements — qu’un matin de printemps, à la campagne, après avoir lu la lettre qu’une jolie dame daignait m’écrire, je fus assez peu galant homme pour m’écrier, devant mon domestique, avec une énergie à la Cambronne : « Ah !... zut !... non, par exemple !... » Et je jetai dans une coupe quelconque, avec un mouvement bien net de folle colère, la lettre mignonne que je venais de parcourir.
Description:
Un jour qu’Aristide S * * *, un garçon tout à fait distingué, était en veine de confidences, il me dit ceci : — Figure-toi, mon cher, — l’amour déçu cause parfois de ces agacements — qu’un matin de printemps, à la campagne, après avoir lu la lettre qu’une jolie dame daignait m’écrire, je fus assez peu galant homme pour m’écrier, devant mon domestique, avec une énergie à la Cambronne : « Ah !... zut !... non, par exemple !... » Et je jetai dans une coupe quelconque, avec un mouvement bien net de folle colère, la lettre mignonne que je venais de parcourir.