A CLAUDE MONET. ... Comme le train s’arrêtait à Saint-Raphaël, je vis, encadrée dans l’étroite fenêtre d’un des sleepings, la tête pâle et blonde d’une jeune fille qui semblait étrangère et avait au fond de ses grands yeux glauques la mélancolie qu’ont à leur déclin les pauvres malades. Elle était accoudée dans un amas d’oreillers et enveloppée de fourrures et de châles comme si elle eût traversé un pays d’éternelles neiges.
Description:
A CLAUDE MONET. ... Comme le train s’arrêtait à Saint-Raphaël, je vis, encadrée dans l’étroite fenêtre d’un des sleepings, la tête pâle et blonde d’une jeune fille qui semblait étrangère et avait au fond de ses grands yeux glauques la mélancolie qu’ont à leur déclin les pauvres malades. Elle était accoudée dans un amas d’oreillers et enveloppée de fourrures et de châles comme si elle eût traversé un pays d’éternelles neiges.