La table où j’écris a tenu Dans son cadre de chêne nu Tous mes rêves sombres ou roses, Et ce travers est bien permis : Ne pas quitter ses vieux amis Pour des visages moins moroses. Ma chère table d’autrefois ! J’entends mieux, près d’elle, les voix Indécises de la pensée. Elle connaît bien mes penchants Et me dicte presque les chants, Dont ma veille est le mieux bercée. Soleil ! ciel bleu, temps rajeuni !
Description:
La table où j’écris a tenu Dans son cadre de chêne nu Tous mes rêves sombres ou roses, Et ce travers est bien permis : Ne pas quitter ses vieux amis Pour des visages moins moroses. Ma chère table d’autrefois ! J’entends mieux, près d’elle, les voix Indécises de la pensée. Elle connaît bien mes penchants Et me dicte presque les chants, Dont ma veille est le mieux bercée. Soleil ! ciel bleu, temps rajeuni !