Une maxime doit être un fruit de l’arbre de la vie. Quand ce fruit est mûr, il se détache de la branche et tombe de lui-même dans la main. Si l’arbre ne le produit pas naturellement, ne cherchez de maximes, ni dans le lieu commun — elles seraient — banales ni dans le paradoxe — elles seraient fausses. Abstenez-vous ; aucune loi ne condamne un honnête homme à écrire des maximes. Il n’est pas vrai que l’homme s’ignore. Ce qui le lui fait croire, c’est que, ne s’ignorant pas, il ose néanmoins s’aimer.
Description:
Une maxime doit être un fruit de l’arbre de la vie. Quand ce fruit est mûr, il se détache de la branche et tombe de lui-même dans la main. Si l’arbre ne le produit pas naturellement, ne cherchez de maximes, ni dans le lieu commun — elles seraient — banales ni dans le paradoxe — elles seraient fausses. Abstenez-vous ; aucune loi ne condamne un honnête homme à écrire des maximes. Il n’est pas vrai que l’homme s’ignore. Ce qui le lui fait croire, c’est que, ne s’ignorant pas, il ose néanmoins s’aimer.