Le pauvre Améril ne mangeait presque pas ; il dormait moins encore, et ne riait plus du tout, depuis qu’ayant demandé à son voisin Chamaric la main de sa fille, la belle Nérie, surnommée Charme-des-Yeux, il en avait reçu cette réponse : « Je ne peux donner ma fille à un simple journalier comme toi. Tu n’as pas de l’ouvrage toute l’année, et, dans un ménage, il faut du pain tous les jours. Si je cédais à tes désirs, dans quelques mois d’ici Nérie viendrait me dire toute en pleurs : « Père, pourquoi m’avez-vous mariée ?
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Le pauvre Améril ne mangeait presque pas ; il dormait moins encore, et ne riait plus du tout, depuis qu’ayant demandé à son voisin Chamaric la main de sa fille, la belle Nérie, surnommée Charme-des-Yeux, il en avait reçu cette réponse : « Je ne peux donner ma fille à un simple journalier comme toi. Tu n’as pas de l’ouvrage toute l’année, et, dans un ménage, il faut du pain tous les jours. Si je cédais à tes désirs, dans quelques mois d’ici Nérie viendrait me dire toute en pleurs : « Père, pourquoi m’avez-vous mariée ?