Il y avait, ce jour-là, un véritable tohu-bohu à l’auberge du Grand-Requin sur la route de Saint-Denis, à l’île Bourbon. Des matelots français, anglais, espagnols, buvaient, attablés avec des négresses et des quarteronnes au teint aussi blanc et aussi mat que celui des Parisiennes les plus vaporeuses. Lé rhum flambait sur un fond de sucre brut et chaque table chantait un air différent, d’un côté en patois basque, de l’autre dans le langage de John Bull, tandis que les petits marins du port de Bordeaux entonnaient avec la justesse particulière aux méridionaux la fameuse chanson : Buvons un coup, buvons en deux, A la santé des amoureux !
Description:
Il y avait, ce jour-là, un véritable tohu-bohu à l’auberge du Grand-Requin sur la route de Saint-Denis, à l’île Bourbon. Des matelots français, anglais, espagnols, buvaient, attablés avec des négresses et des quarteronnes au teint aussi blanc et aussi mat que celui des Parisiennes les plus vaporeuses. Lé rhum flambait sur un fond de sucre brut et chaque table chantait un air différent, d’un côté en patois basque, de l’autre dans le langage de John Bull, tandis que les petits marins du port de Bordeaux entonnaient avec la justesse particulière aux méridionaux la fameuse chanson : Buvons un coup, buvons en deux, A la santé des amoureux !