Hervelino

Mathieu Lindon

Language: French

Publisher: POL Editeur

Published: Jan 15, 2020

Catégorie de lecture: Ebook
On Kobo:
Nb de pages: 102
KOReader MD5: 435d7279682814f8fcd6b9dcab470a8a

Description:

« Ce fut vite ma façon d’appeler Hervé, avec ma manie d’italianiser les noms de mes proches… Hervelino : ça ne m’évoque pas tant Hervé que nous deux. Le mot est banal mais c’était lui et c’était moi, il l’avait repris à son compte. »

 

Mathieu Lindon fait la connaissance de l’écrivain et photographe Hervé Guibert en 1978. Le diminutif Hervelino date du début de leur relation, et dix ans plus tard ils passeront ensemble deux années à Rome. Hervé Guibert est pensionnaire à la Villa Médicis, de 1987 à 1989. Mathieu Lindon l’y rejoint en 1988, également comme pensionnaire. Ils resteront ainsi à Rome jusqu’en 90. Ce sont ces années romaines qu’évoque ce récit autobiographique à la fois drôle et mélancolique. Hervé Guibert venait d’apprendre qu’il était séropositif et mourra quinze mois après son retour, le 27 décembre 1991. C’est aussi l’année de la parution du livre d’Hervé, À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (Gallimard, 1990), et dans lequel apparaît Mathieu Lindon comme personnage, sous un autre nom.

 

Ce livre n’est pas un livre de souvenirs, il porte sur la difficulté d’écrire et de raconter l’autre aimé, admiré. Revenir à ce séjour à Rome est une façon de conjurer l’impossibilité d’écrire sur Hervé Guibert. « Écrire sur Rome, c’est passer sur tout ce sur quoi je n’ose pas écrire parce que c’est trop compliqué de m’approprier Hervé. » C’est aussi l’histoire des livres que l’on a lus, ceux de l’ami, de l’autre aimé et disparu. Hervelino s’achève ainsi sur les dédicaces d’Hervé Guibert à son ami Mathieu. Chaque dédicace, avec le commentaire aujourd’hui de Mathieu Lindon, est un éclat, un fragment d’une histoire qui tient à la fois de la littérature, de l’amour, de la maladie et de la mort.